Notre vie à la ferme - Thomas Galli

Mon blogue

Notre vie à la ferme

Notre vie à la ferme - Thomas Galli

Je suis né dans un petit village, loin de tous les grands centres urbains. Mes parents étaient fermiers, et fiers de l’être. Ils étaient respectés de tout le monde, grâce à leur simplicité, leur désir d’aider la communauté et leur bonne volonté. Je suis l’aîné, et après moi, j’avais encore deux frères. On peut dire que nous trois, ne manquions de rien. Nous allions à l’école, nos parents nous ont toujours bien éduqués, nous apprenions les choses de la vie. Mais également, nous apprenions comment travailler la terre, comment traire les vaches et comment s’occuper de la ferme. Ceci pour qu’un jour, nous ayons la capacité de prendre le relais et nous occuper de la ferme comme les parents l’ont toujours fait. Mes frères et moi, occupions la même chambre à l’étage, les cadets dans le même lit, et moi, j’avais mon petit lit, adossé au petit placard qui nous servait à la fois de penderie, et de casier pour nos affaires et livres. Notre journée commençait toujours très tôt, j’étais chargé de livrer le lait à la petite boutique du coin après que mes frères s’occupaient du trait de la petite rouquine. Notre petite vache laitière, mais aussi la première source de revenus de la famille après la culture. J’avais l’habitude de prendre l’allée des bois avec ma bicyclette, chargée pour la livraison. Le meilleur raccourci, mais que ma mère, qui avait un ami qui travaillait comme planificateur financier St-Lambert, et qui connaissait très bien le coin, n’appréciait pas, car il lui avait dit qu'il y avait parfois des bêtes sauvages qui y erraient. Mais moi, je savais qu’il n’y aurait pas de risque. J’étais connu de tout le village et je passais les ruelles à une heure fixe à chaque fois. Et comme à l’accoutumer, je passe par la boulangerie, la boucherie pour enfin terminer ma livraison dans la petite boutique laitière du village. Un beau jour, il eut un grand changement dans notre petite vie fermière. Des investisseurs sont venus au village, dans le but de faire des collectes de produits BIO, entre autres, de la viande et des légumes, du lait et toutes choses produites sans engrais ni produits chimiques. Ils étaient surtout séduits par nos produits et surtout les légumes, le riz, les carottes, et toutes les bonnes choses produites par ma mère. Une aubaine pour ma petite famille qui depuis ce temps, s’engagea à produire plus de produits que d’habitude, nous étions devenus les principaux fournisseurs de la firme. Ce qui nous a permis d’élargir les activités. Aujourd’hui, nous possédons plus de quatre-vingts vaches laitières, la surface de culture a été augmentée, la plupart de nos matériels étaient changés et modernisés, et notre vie a changé depuis. Ça nous a permis, mes frères et moi, d’avoir une vision de plus en plus large pour la ferme, surtout qu’au fil du temps, on s’est construit chacun notre propre famille.